La Maison de maroquinerie J.Hopenstand se pare de teintes réjouissantes en lançant son Projet A qui permet à des artistes de s’associer à la marque en revisitant son produit phare, la ceinture réversible. Pour nommer ce premier projet exclusif, le A a été retenu, comme la lettre initiatrice de l’alphabet ou une ode qui rallie Art et Artisanat.

La marque, relancée en 2015 par les arrières petits-fils du maroquinier parisien Jacques Hopenstand, choisit pour cette première collaboration les artistes contemporains et sculpteurs Gerold Miller et Wolfram Ullrich qui se sont prêtés à l’adaptation de leur propre œuvre sur une boucle de ceinture, la façonnant à l’image d’un objet mural sans toutefois lui faire perdre de son caractère.

Unis par un même sens du détail, les deux artistes allemands choisis par l’équipe lausannoise dans le cadre de ce projet, appliquent un design qui leur est propre et dont la spécificité des matières a efforcé les frères Defrancesco et Clémence Dubois à trouver des artisans français et suisses toujours plus qualités. Les sculpteurs ont pu aboutir le projet en choisissant, à l’égal d’une stèle de statue, le cuir soulignant au mieux leur boucle ; des cuirs grainés, lisses et nubuckés ont été retenus. Un écrin, également imaginé par les artistes, vient renfermer et protéger l’objet d’art.

Exposées au salon « Art Genève » à la fin du mois de janvier, ces pièces d’exception viennent élargir la gamme de ceintures réversibles et autres accessoires de maroquinerie vendus sur internet par les repreneurs de l’aventure familiale initiée au siècle passé. A comme Avenir également, là où métier et passion peuvent s’entremêler. L’héritage historique reste toutefois présent puisque art et artisanat partagent une même étymologie et surtout une dimension commune de savoir-faire, technique et qualité.